Vendredi 26 octobre 2007

            Je cherche un dessinateur de BD ou un éditeur de jeux vidéo intéressé par le développement de cette histoire, dévoilée sous forme de feuilleton quotidien jusqu'au 28 octobre 2007.

 

   

   MegAmerica

 

 

            ChristianNabais@aol.com 

 

MEGAMERICA / 27

     

     Charlene "Dirty Eye" revint à la réalité dans le local des vidéo-rangers. Le sergent Härkönen était penché sur elle.

     - Tout va bien, "Dirty Eye" ?

     - Vire tes sales pattes, Härkönen ! feula Charlene en se levant.

     Charlene retira sa datasuit et la rendit au gamin qui la lui avait prêtée.

     - Pas mal ton flingue, lui dit Charlene en souriant. Avec ce genre de truc, tu dois faire pas mal de dégâts chez les Crashers...

     -  Je vous avais dit que mon fils était le meilleur, intervint l'inspecteur Bickle en désignant l'adolescent du menton. Il est connu dans tous les mondes virtuels. On le surnomme Bulldozer.

     Bulldozer récupéra sa datasuit en regardant Bickle du coin de l’oeil. Il avait horreur que son père intervienne dans ses activités de vidéo-ranger.

     - Tu as récupéré Brako et Beefcake, demanda le sergent Härkönen à Charlene ?

     - Oui, répondit-elle. Et si je connais bien mes lascars, ils doivent être en train de faire un sacré ramdam dans les bureaux de Cyberview en ce moment.

     - On va coller une inculpation de kidnapping virtuel aux types de Cyberview, s'écria Bickle ! On va leur casser les reins ! Du jamais vu dans l'histoire de la justice!

     - Et Hana Jedlickoba, demanda Härkönen ?

     - Elle n'est pas sur MegAmerica. Tout le monde a son prix, j’imagine... Quelqu'un, chez Cyberview ou chez Virtual Reality Mix, a dû savoir quel était le prix d'Hana. Nous la reverrons peut-être un jour. Avec un nouveau visage, une nouvelle voix. Si elle a enfreint la loi, débrouille-toi pour la retrouver. Je m’en fous.

 

     Renny Renson entra en trombe dans le bureau de Benny Warren.

     - On a perdu les deux clowns, cria Renson !


(à suivre)

Par Christian Nabais - Publié dans : Projet : MEGAMERICA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 25 octobre 2007
           Je cherche un dessinateur de BD ou un éditeur de jeux vidéo intéressé par le développement de cette histoire, dévoilée sous forme de feuilleton quotidien jusqu'au 28 octobre 2007.

 

   

   MegAmerica

 

 

            ChristianNabais@aol.com 





                MEGAMERICA / 26

 

     - Vous avez déjà vu ça ? demanda Charlene à Brako et à Beefcake en contournant la batterie de missiles sol-air et en exhibant une sorte de Colt 45 de couleur mauve.

     Elle abaissa du pouce la sécurité et le canon dégorgea  trente centimètres de câble fluorescent.

     - Il n'y a que deux ou trois video-rangers de Metalhattan qui soient équipés avec ce truc, ajouta Charlene. Ca vient de Növösibirsk.

     - Ca fait quoi, demanda Brako ?

     - Ca tue n'importe quel corps virtuel, répondit-elle.

     Elle pressa la détente. Le câble s'allongea et sembla soudain pris de vie : il se logea dans l'oreille de Brako et perfora son tympan. Le corps virtuel du bassiste des Velvets explosa.

     - A mon tour ! dit Beefcake en souriant.

 

     Dans le bureau de Cyberview Entertainment, Beefcake aida Brako à sortir de son Multi-Action-Chair et à se débarrasser de sa datasuit.

     - Et Charlene, demanda Brako ?

     - Elle reviendra. Te fais pas de bile.

      Alan Allistair, le chef des ventes de Cyberview Entertainment entra à ce moment-là, prévenu de la déconnexion de Brako et Beefcake par un warning. Il rabattit d'un geste nerveux la mèche d'implants capillaires qui avait glissé sur son front lorsqu'il était sorti en trombe de l'ascenseur.

     - Mes amis ! s'écria-t-il, en écartant les bras ! Vous êtes devenus des méga-stars ! Des géants ! Le savez-vous ? La réputation des Velvets va remonter en flèche après vos exploits sur MegAmerica ! Ici, à Cyberview, personne n'a douté un instant de vous ! Les dollars vont tomber, croyez-moi ! Vous n'avez pas retrouvé Hana Jedlickoba, mais les Velvets n'ont plus de besoin de chanteuse aujourd'hui ! Les stars, c'est vous ! Nous allons illico vous préparer un nouveau contrat ! Business is business!"

     Beefcake s'avança, le visage angélique, et coiffa le casque de sa datasuit sur la tête d'Allistair avant qu'il n'ait eu le temps de réagir.

     "Rock'n'roll" dit le bassiste des Velvets, en voyant le corps du directeur des ventes de Cyberview se convulser avec frénésie.

     "Bienvenue à MegAmerica !", dit Brako, avant de sortir du bureau, suivi par Beefcake.


(à suivre)

Par Christian Nabais - Publié dans : Projet : MEGAMERICA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 24 octobre 2007

            Je cherche un dessinateur de BD ou un éditeur de jeux vidéo intéressé par le développement de cette histoire, dévoilée sous forme de feuilleton quotidien jusqu'au 28 octobre 2007.

 

   

   MegAmerica

 

 

            ChristianNabais@aol.com

               


                MEGAMERICA / 25

    

     Brako fléchit les genoux et s'envola dans le ciel de MegAmerica. Beefcake regarda le bassiste des Velvets évoluer sous les cumulo-nimbus virtuels qui laissaient de temps en temps échapper des ballons de couleurs, des tracts ou des hologrammes dédicacés du buste de Leila Wazoo, la nouvelle égérie des soirées trance de Metalhattan.

     - Pourquoi j'ai pas ça sur ma datasuit ? grommela Beefcake.

     A ce moment, le sol s'effondra sous lui et il se sentit happé par une dizaine de bras. Il activa les répulso-rayons installés dans ses semelles et regrimpa lourdement à la surface.

     - Plein les bottes de cet univers de dégénérés ! rugit-il.

     Il fit quelques pas pour s'éloigner de la zone rongée par les Foreurs. Puis il leva la tête, inspira profondément, mit ses mains en porte-voix et beugla : "Brako !!!!!!". Au même moment, un missile sol-air partit en vrombissant d'un immeuble démoli situé à une vingtaine de mètres sur sa droite. Le missile éparpilla les hologrammes de Leila Wazoo et arracha la tête de Brako au moment où celui-ci effectuait un salto aérien pour se tourner vers Beefcake.

     Le guitariste des Velvets laissa échapper un juron virtuel en voyant le corps de Brako chuter comme une flèche. Puis il sourit en le voyant ralentir et se poser en douceur à côté de lui. En deux secondes et trois saccades, Brako se recomposa une nouvelle tête virtuelle.

     - Pas mal, ta datasuit, grommela Beefcake avec un brin d'envie. Maintenant, allons voir qui s'est amusé à jouer au ball-trap avec toi ! Et on reste sur le plancher des vaches, s'il te plaît! précisa-t-il en démarrant au pas de gymnastique.

     Brako le suivit en souriant et en faisant des bonds de quatre mètre de haut.

     Ils franchirent un mur effondré couvert de lézards jaunes qui dégageaient des jets de méthane. Puis ils se retrouvèrent nez à nez avec une créature à deux têtes installée tranquillement derrière une batterie de missiles sous un parasol orné de macarons publicitaires. Derrière elle gisaient une trentaines de formes diverses.

     - Ca va, les garçons, leur demanda la créature ?

     Brako et Beefcake la regardèrent, sans rien dire.

     - J'ai rien trouvé d'autre pour attirer votre attention, dit la créature.

     Brako et Beefcake se regardèrent, médusés.

     - Charlene, demanda Beefcake d'une petite voix ?

     - Oui. Il est temps de rentrer à la maison.


(à suivre)

Par Christian Nabais - Publié dans : Projet : MEGAMERICA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 23 octobre 2007

           Je cherche un dessinateur de BD ou un éditeur de jeux vidéo intéressé par le développement de cette histoire, dévoilée sous forme de feuilleton quotidien jusqu'au 28 octobre 2007.

 

   

   MegAmerica

 

 

            ChristianNabais@aol.com

 

     MEGAMERICA / 24

 

     Le visage crispé, l'inspecteur Bickle regardait son fils et ses amis vidéo-rangers se démener dans leurs MACs. La porte de la pièce bourrée de matériel cyberpunk s'ouvrit alors à la volée. Charlene Dirty Eye fit son entrée.

     - Salut les video-rangers !

     Le sergent Härkönen la regarda, puis il se tourna vers Bickle.

     - C'est qui, cette grognasse, demanda-t-il en fronçant les sourcils ?

     Bickle leva les épaules avec une moue en signe d'ignorance.

     - Il m'a fallu vingt-quatre heures pour vous trouver. Pendant ce temps, mes amis sont prisonniers de MegAmerica. Il me faut une datasuit débridée pour les ramener, dit Charlene en faisant quelques pas dans la pièce. Hana Jedlickoba, vous avez entendu parler ? C'est la chanteuse d'un groupe dont je m'occupe à temps perdu.

     - On bosse sur l'affaire, dit Härkönen. Ou, plutôt, ce sont ces mômes s'en occupent, dit-il en désignant du bras les cinq vidéo-rangers qui s'agitaient dans les MACs.

     - Mon fils va stalloner le psycho-crasher qui détient votre amie, dit Bickle, en faisant un pas en avant.

     - Il n’y a pas de psycho-crasher, connard !

     - Vous êtes qui au juste, vous ? aboya Härkönen.

     Un mini tremblement de terre lui répondit. Ray 1 et Ray 2, les deux roadies des Velvets, s'encadrèrent dans la porte. Ils avaient voulu entrer ensemble. Impossible, compte tenu de leur gabarit. Ils remuèrent pour se décoincer.

     - Hana est retenue je ne sais où, dit Charlene. Cette histoire n'est qu'une magouille commerciale. Mais Brako et Beefcake sont réellement prisonniers de cette saleté !

     - En tout cas la moitié de la ville est devenue folle à cause de cette histoire de zazous, beugla Härkönen !

      Sans lui répondre, Charlene commença à se dévêtir. Bickle rougit légèrement.

     - C'est pas très syndical, ça, dit Ray 1 à Ray 2.

     - On s'en fout dit Ray 2 à Ray 1.

     - Charlene "Dirty Eye", murmura Härkönen, en voyant apparaître le bras artificiel de la femme et les greffes thoraciques.... Il m'avait bien semblé te reconnaître ! Ca fait une paye !

     - Ouais. Maintenant, tu me la files cette datasuit de vidéo-ranger où il faut qu’on parle de tes prothèses à toi ?


(à suivre)

Par Christian Nabais - Publié dans : Projet : MEGAMERICA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 22 octobre 2007
          Je cherche un dessinateur de BD ou un éditeur de jeux vidéo intéressé par le développement de cette histoire, dévoilée sous forme de feuilleton quotidien jusqu'au 28 octobre 2007.

 

   

   MegAmerica

 

 

            ChristianNabais@aol.com






                MEGAMERICA / 23

 

     La rafale des deux canons jumelés de 160 venue de l'hélicoptère de tête fit tressaillir le corps de Beefcake, qui se mit à rire nerveusement en voyant qu'il était toujours vivant. Après le choc initial, qui avait traversé sa poitrine de part en part, ses points de vie étaient revenus au maximum. Il leva le bras, brandit la bouche à feu qui y était fixée et envoya un obus sur le second hélico au moment où celui-ci passait juste au-dessus de lui. L'oiseau de métal explosa dans une gerbe de feu.

     "Rock'n'roll !", hurla Beefcake, en commençant à canarder le reste de la flotte aérienne. Il retint soudain son doigt et cessa de tirer, de peur d'épuiser ses munitions, comme il l'avait fait bêtement deux ans plus tôt sur Psycho-wars (ce qui avait causé ensuite le dérèglement de sa glande thyroïde, raison de son poids considérable dans le monde réel). Sur MegAmerica, suite à la magouille des techniciens de Cyberview, ses points de vie étaient inépuisables, mais ses munitions l'étaient-elles ? Il vit soudain une forme humaine voler à proximité des deux derniers hélicos et les prendre en chasse. Un faisceau de lasers partit de la poitrine de l'homme volant et sectionna les pales des hélicos, qui tanguèrent un instant et allèrent s'écraser cent mètres plus loin, emportés par leur élan.

     Brako redescendit sur le sol de MegAmerica et atterrit à côté de Beefcake.

     - C'est génial, ce truc ! dit Brako avec un sourire enfantin en contemplant son torse.

 

     Benny Warren coupa la communication avec le "patron". Il savait qu'il n'aurait pas de réponse. Il n'en avait jamais eu en plus de dix ans de carrière au plus haut poste de Cyberview. Il recevait ses directives par bien des chemins détournés. Jamais aucun ordre direct. C'était à lui de prendre les bonnes décisions en fonction des informations qu'il recevait, que ce soit par le biais de ses treize secrétaires, par un coursier anonyme, ou par un clochard croisé dans la rue au pied de son immeuble. Le jour où il ne prendrait pas la bonne décision, le jour où il douterait de ses capacités, il serait viré. Il ignorait le visage de son patron. C'aurait très bien pu être cette larve de Renny Renson, pourquoi pas ?.

     Warren fronça les sourcils. C'était inutile de se poser des questions quand on occupait le poste qu'il occupait. Il suffisait d’être paranoïaque.

 

     Dans son bureau, quelque part au coeur de Metalhattan, Almonzo Viles regardait Hana Jedlickoba. "Love me tender" susurrait Viles en remuant les lèvres en play-back, suivant la voix du King. Hana lui sourit et s’approcha lentement de lui.


(à suivre)

Par Christian Nabais - Publié dans : Projet : MEGAMERICA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 21 octobre 2007

                    Je cherche un dessinateur de BD ou un éditeur de jeux vidéo intéressé par le développement de cette histoire, dévoilée sous forme de feuilleton quotidien jusqu'au 28 octobre 2007.

 

   

   MegAmerica

 

 

            ChristianNabais@aol.com





                MEGAMERICA / 22

 

     Brako et Beefcake couraient d'une foulée régulière et mécanique, aussi rapidement que le moteur de jeu de MegAmerica le permettait à leur corps virtuel. Au-dessus d'eux, le vrombissement des pales des hélicos s'accentuaient, tandis que le son de la "Chevauchée des Valkyries" augmentait.

     Un bloc de pierre se mit soudain à cracher du caoutchouc en fusion à prise rapide autour de Brako. Les chevilles du bassiste des Velvets furent emprisonnées en une seconde.

     "Machette !" cria Beefcake en voyant ce qui arrivait à son ami.

     Incapable d'agir en mode intuitif, Brako farfouilla frénétiquement sur son bras gauche pour activer l'icône "machette". Il activa enfin l'arme et libéra ses chevilles, puis se mit à courir à la suite de Beefcake. Il avait agi à la hâte, et des débris de caoutchouc mal coupés enserraient ses chevilles comme des morceaux de vieux pneus. Il se remit à courir, grotesque.

     - On ne peut pas se déconnecter de cet enfer, dit Brako, une fois qu'il eût rejoint le guitariste des Velvets sous les décombres d'un immeuble en quartz.

     - Je sais, répondit Beefcake. Les types de Cyberview nous ont bien baisés. On est coincé ici. On peut même pas se laisser mourir pour être déconnecté : nos points de vie sont illimités.

     - C'est dément ! Qu'est-ce qu'on va devenir ?

     - Qu'est-ce qu'on va devenir si on est immortels ici ? Je ne sais pas...

     Beefcake voulut cracher par terre, mais son corps virtuel n'était pas doté de cette capacité.

     - Je ne sais pas, reprit le guitariste des Velvets en relevant la tête avec un méchant sourire, mais on va bien se marrer, je t'assure !

      Beefcake sortit des ruines en manipulant son avant-bras gauche. Il  fit apparaître une bouche à feu à l'extrémité de son bras droit. Il s'avança à découvert, au-devant des hélicoptères qui revenaient...

 

     Warren congédia Renny Renson, le chef des ventes de Cyberview Entertainment, comme on chasse une mouche agaçante un soir d'été. Puis il pressa un bouton sur la console intégrée à son bureau. Aucun visage n'apparut sur le moniteur. Mais Warren savait que le "patron" était à l'écoute.

     - Tout se passe comme prévu, boss, dit Benny Warren. 



(à suivre)

Par Christian Nabais - Publié dans : Projet : MEGAMERICA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 19 octobre 2007
                  Je cherche un dessinateur de BD ou un éditeur de jeux vidéo intéressé par le développement de cette histoire, dévoilée sous forme de feuilleton quotidien jusqu'au 28 octobre 2007.

 

   

   MegAmerica

 

 

            ChristianNabais@aol.com






               MEGAMERICA / 21

 

     Beefcake monta le son de son synthétiseur virtuel pour que le son de "Platinum Overkill" couvre la "Charge des Valkyries" diffusée par les hélicos.

     Brako l'entendit et comprit que Beefcake n'était pas loin et qu'il tentait de le repérer. Sa première manipulation de l'interface fut infructueuse et déclencha sur son torse un faisceau de rayons lasers qui faucha instantanément une demi-douzaine de ses doubles. Puis Brako parvint à faire apparaître sur son avant-bras l'icône musicale adéquate. Il composa la suite de "Platinum Overkill", pour permettre à Beefcake de le repérer parmi ses innombrables sosies.

     En se guidant à l'oreille, Beefcake se fraya un passage vers le corps virtuel du bassiste des Velvets, repoussant ses copies hystériques à coup de dards de titane ou de simples coups de pieds. 

     Brako et Beefcake se rejoignirent.

     - On est mal barré, j'ai l'impression, dit Brako en souriant ! Ca va ch...

     La fin de sa phrase se permit dans le vacarme venu d'en haut: dans le ciel, les hélicos firent une première passe, hauts parleurs poussés au maximum.

     - C'est l'apocalypse, rugit Beefcake ! Ca va chauffer pour nos fesses ! Faut se planquer !

     Ils firent demi-tour au moment où les canons jumelés de 160 se mettaient à cracher le feu sur les doubles de Brako sans discernement. Le chef d'escadrille était peut-être d'un Joyrider qui espérait stalloner le vrai Brako avec un peu de chance. A moins que l'escadrille entière ne fût qu'une incarnation du psycho-crasher qui était censé détenir Hana Jedlickoba et qui avait défié Brako de venir la délivrer sur MegAmerica....

 

     - Où en sont nos chiffres ?" demanda Benny Warren, le Numéro Un de Cyberview Entertainment, la seule société capable de rivaliser avec Virtual Reality Mix.

     - Ca monte en flèche, répliqua Renny Renson, le directeur des ventes. L'indice dépasse même celui des ventes de MegAmerica. On dirait qu'il y a un lien. C'est étrange...


(à suivre)

Par Christian Nabais - Publié dans : Projet : MEGAMERICA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 18 octobre 2007

           Je cherche un dessinateur de BD ou un éditeur de jeux vidéo intéressé par le développement de cette histoire, dévoilée sous forme de feuilleton quotidien jusqu'au 28 octobre 2007.

 

   

   MegAmerica

 

 

            ChristianNabais@aol.com

 

MEGAMERICA / 20

 

     Avec un cri, Almonzo Viles leva son bras droit et l'abattit sur la pile de disques. Le gant cyber-buzzer trancha l'intégrale des Ramones comme un sabre de samouraï aurait tranché une motte de beurre. Les morceaux de vinyle se répandirent sur le sol.

     A la fin d' "American Trilogy", les caméras se déconnectèrent. Chacun des murs afficha une image du King Presley. Hana Jedlickoba entra.

     - Je ferai de toi une reine, lui dit Viles en souriant parmi les débris de vinyle, le front couvert d'une fine pellicule de sueur.

     - J’espère, répondit Hana.

 

     Dans les bureaux de Cyberview Entertainment, Brako se mit soudain à hurler.

     - Charlene ! On est bloqué ! On ne peut pas se déconnecter !

     Charlene se tourna vers Stanley "Doc" Holiday.

     - Qu'est-ce que c'est que ce sketch ? Qu'est-ce qui leur arrive?

     Holiday prit un air soucieux.

     - Un problème technique avec ces nouvelles datasuits, on dirait. Elles n'ont encore jamais été testées...Pas de panique. Je vais voir ce que je peux faire, ajouta-t-il en s'approchant des deux musiciens cyberpunks sanglés dans leurs MACs.

     Charlene jura et sortit en trombe du bureau de Cyberview. "Doc" Holiday abandonna alors la mine soucieuse qu'il avait affichée devant Charlene et se précipita vers l'interphone pour avertir le service de sécurité.

     - Non ! cria Allistair, l'homme du service marketing de Cyberview. Laissons-la sortir et faire ce qu'elle veut. Il ne faut absolument pas qu'elle se doute de quelque chose. Quoi qu'elle fasse, le temps joue pour nous. Avec toutes les publicités subliminales que Brako injecte sans le savoir dans MegAmerica, les ventes de nos produits s'accroissent. Toutes nos filiales de télé-achat enregistrent depuis une heure un sursaut d'activité, non seulement dans le domaine musical, mais aussi en matière d'armement et d'électroménager. De toutes façons, Brako et l'autre malabar ne tiendront pas longtemps sous la surcharge émotionnelle. Alors laissons cette petite dinde aller où elle veut. Quand elle reviendra, ils seront lessivés et inutiles.

 

     A MegAmerica, Beefcake fut pris d'une soudaine inspiration. Il composa sur son synthétiseur virtuel les premières mesures de "Platinum Overkill", le dernier hit des Velvets. Mais, à ce moment, des hélicoptères apparurent, tandis que le ciel se teintait d'une lueur orangée. La « Chevauchée des Valkyries" commença à retentir... 


(à suivre)

Par Christian Nabais - Publié dans : Projet : MEGAMERICA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 17 octobre 2007

           Je cherche un dessinateur de BD ou un éditeur de jeux vidéo intéressé par le développement de cette histoire, dévoilée sous forme de feuilleton quotidien jusqu'au 28 octobre 2007.

 

   

   MegAmerica

 

 

            ChristianNabais@aol.com






                MEGAMERICA / 19

 

     De la main gauche,  Almonzo Viles pressa le bouton qui verrouillait la boîte métallique posée sur la petite table. Le couvercle de la boîte coulissa, puis se plaqua sur l'un des côtés. Ensuite, les quatre côtés s'ouvrirent simultanément et se mirent à pendre comme les pétales d'une rose qui aurait accueilli un jet de pluie acide. La boîte contenait une pile d'antiques 33 tours en vinyle. Des reliques du siècle passé...

     Les yeux injectés de sang, mais tout en continuant de se déhancher sur le rythme d' "American Trilogy", Almonzo Viles s'approcha suffisamment près pour lire le nom marqué sur l'étiquette du disque placé au sommet de la pile. Son visage s'empourpra. Ses subordonnés avaient bien travaillé : il avait sous les yeux l'intégrale des Ramones !

     Viles fit trois pas en arrière, comme s'il avait été mordu par un serpent à sonnettes. Puis, prenant soin de respirer par le bas des poumons, à la façon des réels adeptes du bushido, il exécuta un kata d'approche autour de la pile de disques. Il était un guerrier. Il était né pour venger les affronts faits à Elvis au cours des décennies passées.

 

     Plongé dans la folie de MegAmerica, complètement hébété, assailli sans cesse par des entités qui avaient pris l'apparence de Brako, Beefcake ne savait plus comment réagir. Il lui avait semblé un instant avoir aperçu son ami bouger un bras comme il l’avait demandé. Donc Charlene avait pu l'entendre, dans les bureaux de Cyberview. Mais, l'instant d'après, l’attention de Beefcake avait été détournée par un double de Brako qui semblait bien décidé à lui faire la peau. Beefcake s'en était débarrassé avec trois dards en titane pour agir sur son ADN virtuelle et le faire muter, puis il avait stalloné la créature avec deux jets d'agent orange. Mais dans ce chaos, comment être sûr qu'il ne toucherait pas le vrai Brako, la prochaine fois ? Beefcake songea qu'il était plus sage de se déconnecter et d'élaborer une nouvelle stratégie.

 

     Brako, perdu parmi des doubles de lui-même, venait de tenir le même raisonnement. Il constata qu'il n'avait perdu aucun point de vie. Il avait pourtant été touché trois fois par des sorts perdus mais, à chaque fois, son compteur de points de vie était remonté au seuil maximum. Il fit apparaître l'icône de déconnexion sur son avant-bras gauche, comme le lui avait expliqué le technicien de Cyberview. Il cliqua dessus, mais rien ne se produisit. Impossible de se déconnecter !

     C'est aussi ce que venait de constater Beefcake.

     Ils étaient prisonniers de MegAmerica....


(à suivre)

Par Christian Nabais - Publié dans : Projet : MEGAMERICA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 16 octobre 2007
                   Je cherche un dessinateur de BD ou un éditeur de jeux vidéo intéressé par le développement de cette histoire, dévoilée sous forme de feuilleton quotidien jusqu'au 28 octobre 2007.

 

   

   MegAmerica

 

 

            ChristianNabais@aol.com





               MEGAMERICA / 18

 

     Seul dans son bureau, Almonzo Viles commença à se dévêtir. Il ne garda que son pantalon à longues franges, d'un blanc immaculé. Il appuya du pied sur un vieux rack de concert acheté par un de ses subordonnés à Néo-Paris sept ans auparavant, et les premières mesures d' "American Trilogy" d'Elvis Presley envahirent la pièce.

     "The King..." murmura Viles, lui qui était le véritable roi du monde moderne, lui qui régnait sur la moitié du globe terrestre...

 

     Dans les locaux du MVRS-7  (Metalhattan Vidéo-Rangers Squad 7), l'inspecteur Bickle regardait son fils Jeremy sanglé dans une datasuit de cuir noir zébrée par les innombrables micro-palpeurs et les neuro-senseurs, la taille retenue à son Multi-Action Chair par une tige de tungstène.

     - Tout va bien se passer, fiston, demanda l'inspecteur Bickle?  

     Jeremy Bickle ne put s'empêcher de rougir en s'entendant appeler "fiston" devant ses collègues Vidéo-Rangers.

     - Quand je bosse, je suis Bulldozer, 'pa, dit doucement Jeremy à son père, en s'assurant que ses X-terminateurs étaient correctement réglés au bout des doigts de sa main gauche.

     Le sergent Härkönen se tourna vers l'inspecteur Bickle.

     - Si ton gosse et ces autres morveux réussissent à retrouver la chanteuse de ce groupe de bozos et à mettre un terme à tout ce boxon, je donne ma démission. J'ai vu beaucoup de trucs en trente ans de carrière, mais je ne pensais jamais en arriver là. C'était déjà bonbon avec Internet dans les années 90... Mais là, je me sens vraiment vieux...

 

     A chaque angle de la pièce, près du plafond, une caméra captait l'image d'Almonzo Viles et la retransmettait sur les écrans muraux, avec un fond généré par ordinateur qui montrait une foule en délire. Viles fixa sur son crâne chauve une perruque enduite de graisse pour tanks Deathtrack (à Chinatown et dans certains clubs privés, on pouvait encore trouver de la gomina originale, mais la substance avait tellement dégénéré depuis ces dernières années que la graisse des chars utilisés en Amérique du Sud était de meilleure qualité). Viles fit mine de se peigner avec une feinte négligence, devant la foule hystérique qui braillait sur les écrans géants... Il fit quelques pas en arrière, en se déhanchant sur les notes d' "American Trilogy". Puis il enfila un gant cyber-buzzer, utilisé par les flics qui  patrouillaient dans les rues de Metalhattan et s'approcha de la boîte déposée par l'homme au visage couturé de cicatrices...


(à suivre)

Par Christian Nabais - Publié dans : Projet : MEGAMERICA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Kilomètre 1

Immatriculation

Pilote

  • : Christian Nabais
  • route-zero
  • : Homme
  • : 07/10/1962
  • : cinéma littérature BD rock jeux vidéo
  • : Auteur indépendant depuis une quinzaine d'années, j'aimerais me faire connaître davantage et de manière plus personnelle par le biais de ce blog.

Feuille de route

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

GPS

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus